Poids

Le jeûne purifie l’organisme

FAUX. Encore aujourd’hui, aucune étude sérieuse n’a démontré que se priver de nourriture pendant des périodes plus ou moins longues permettait de purifier l’organisme.

 

Une purification illusoire!

Le jeûne intermittent est une méthode de jeûne qui a gagné de nombreux adeptes dans les dernières années. Le concept est simple : un ou deux jours par semaine, on mange beaucoup moins, soit environ le quart des calories habituelles.

 

D’autres pratiquent un jeûne prolongé où ils ne consomment que peu de calories pendant de nombreux jours.

 

Selon les partisans de cette approche, le jeûne permettrait de perdre du poids et de prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète. Le fait de donner une période de « repos » au corps le laisserait se régénérer et lui permettre d’éliminer totalement les « toxines ».

Manger entraîne certes des déchets dans l’organisme, mais ces déchets sont ensuite éliminés dans l’eau contenue dans les selles et l’urine. Le corps n’a pas besoin de cette période de repos pour se nettoyer et les bénéfices associés aux jeûnes ne proviennent probablement pas de là.
 

Quand le jeûne se prolonge

 

Le jeûne prolongé provoque la dégradation des graisses, ce qui résulte en la production de substances toxiques (corps cétoniques).

En jeûnant pendant quelques jours, vous troquez donc des déchets pour… d’autres déchets! Et ces déchets peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé, sans parler des effets secondaires comme les nausées, la lassitude, les chutes de la pression artérielle et les anomalies du rythme cardiaque.

La perte de poids amène des bienfaits

 

Certaines études effectuées chez les animaux semblent effectivement montrer que le fait de jeûner une ou deux fois par semaine (jeûne intermittent) peut amener des bienfaits à l’organisme. Cependant, on croit que ces bénéfices sont simplement associés à la réduction des calories et à la perte de poids.

 

Par exemple, dans une expérience où on contrôlait ce que mangeaient des souris, celles qui étaient amenées à jeûner consommaient moins de calories que les autres. Elles avaient alors perdu du poids et avaient diminué leurs risques de cancer.  Cependant, lorsque les souris qui jeûnaient pouvaient manger à leur guise pendant les autres jours, les bénéfices disparaissaient.

 

Ainsi, il est à se demander si les bénéfices chez les humains seraient aussi importants, dans un contexte où plusieurs personnes pourraient profiter des journées « hors-jeûne » pour manger une panoplie d’aliments caloriques, ce qui annuleraient les bienfaits potentiels.

 

Bref, pour le moment, il n’est pas prouvé que le jeûne, intermittent ou prolongé, offre des bienfaits à la santé des humains et on ne peut recommander cette approche. 

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