Enceintes ou allaitant

Les obstacles à l’allaitement

Allaiter est une décision qui soulève souvent beaucoup d’inquiétude. Devrez-vous renoncer à votre liberté et à votre sommeil ? Vos seins s’abîmeront-ils ? Votre rhume des foins peut-il vous empêcher d’allaiter ? À toutes ces questions, Extenso vous répond : non. Petit tour de table sur les principaux obstacles à l’allaitement et leurs solutions.

 

 

1. Perte de liberté…

Vous avez peur de perdre votre liberté en allaitant votre bébé ? Bien sûr, un nouveau-né demande beaucoup de temps et d’attention. L’allaitement nécessite aussi d’être toujours présente à l’heure des boires.

Qu’à cela ne tienne ! Sortez avec votre bébé et allaitez-le sur place. Vous prendrez ainsi l’air et vous vous changerez les idées. Profitez du fait que vous n’avez pas de biberon à préparer et à chauffer ! Vous êtes beaucoup plus libre que vous le pensez.


2. Heures de sommeil réduites…

Une étude a démontré que les mères qui allaitaient n’avaient pas moins de sommeil que les mères qui donnaient le biberon à bébé. De fait, les mamans qui allaitent se rendorment plus rapidement suite au boire de bébé alors que la préparation des formules de lait demande davantage d’énergie et une plus grande exposition à la lumière.

Vous voudriez que Papa donne quelques boires afin que vous puissiez vous reposer ? L’allaitement exclusif demande en effet que vous vous réveilliez plusieurs fois par nuit. Mais ne vous inquiétez pas. Ce n’est que pour que quelques semaines.

Lorsque bébé fait la sieste, profitez-en pour faire de même.

Acceptez l’aide de votre entourage et concentrez vos énergies sur vous et votre bébé. Papa peut également vous aider de plusieurs autres façons : 

 

  • en changeant la couche de bébé la nuit;
  • en vous apportant bébé au lit pour que vous l’allaitiez;
  • en s’occupant des courses, des repas et du ménage.

     

À partir de la 6e semaine, la production de lait se stabilise. Vous pouvez alors tirer votre lait et confier le boire à Papa et aux autres membres de votre entourage.




3. Les fuites…

Vous craignez les fuites disgracieuses? Rassurez-vous ! Il existe maintenant des coupelles et des coussinets de coton conçus pour dissimuler les pertes de lait susceptibles de se produire.


4. Les seins abîmés…

Vergetures, cicatrices, déformations… Ce qui abîme les seins, ce sont les changements brusques de volume, comme la prise de poids en début de grossesse, un engorgement les premiers jours ou un sevrage brutal.

Évitez ces désagréments en mettant bébé au sein rapidement, en augmentant le nombre de tétées au cours des premiers jours et en effectuant le sevrage en douceur.

Dans le cas de seins lourds et volumineux, un bon soutien-gorge d'allaitement est essentiel, le jour comme la nuit, pour soutenir les seins sans les comprimer.

Lors de l’allaitement, il arrive que des gerçures ou des crevasses rendent les mamelons douloureux. Pour faciliter la guérison, rien de mieux que de laisser une petite quantité de lait maternel sécher à l’air libre. Le lait maternel, naturellement gras et antiseptique, facilitera la guérison. Éviter de savonner vos mamelons, cela éliminerait les huiles naturelles du sein. À noter qu’une douleur persistante n’est pas normale et peut être causée par une mauvaise prise du sein ou une infection. Il est alors préférable de consulter un professionnel de la santé.


5. Les maladies et les médicaments…

L’allaitement jouerait un rôle protecteur tant chez la mère que l’enfant grâce aux cellules et anticorps que le lait renferme. Bébé est donc moins à risque de souffrir d’anémie, de gastro-entérites, de diarrhées, de rhume, de bronchite, d’otites, etc.

Vous souffrez du rhume des foins ? Ne vous inquiétez pas ! Peu de maladies s'opposent à l'allaitement, à l’exception d’un cancer du sein, d’une infection au VIH, d’un usage de drogues, d’une consommation élevée d'alcool, de certains médicaments et de maladies infectieuses comme la tuberculose, la malaria ou la fièvre typhoïde.

La plupart des médicaments ingérés passent dans votre lait à des concentrations trop faibles pour affecter votre bébé. Certains sont cependant contre-indiqués. Ces médicaments peuvent souvent être remplacés par des médicaments plus sécuritaires. Parlez-en à votre pharmacien.


Les 6 premières semaines d’allaitement peuvent être éprouvantes et vous pouvez avoir envie de cesser d’allaiter. Laissez-vous le temps de vous adapter à votre nouvelle vie et à votre bébé. Ne soyez pas trop exigeante. Vous réaliserez qu’après la 6e semaine vous aurez pris votre erre d’aller, vous serez plus en contrôle et vous verrez la situation d’un tout autre œil.

La collaboration et les encouragements de votre conjoint sont essentiels pour allaiter avec succès. Parlez-en ensemble avant votre accouchement. Vous serez ainsi prêts à surmonter les moments plus difficiles et à donner à votre bébé le plus beau des cadeaux.

 

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