Manger sainement

Manger des insectes, ça vous dit?

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture mise beaucoup sur l’élevage des insectes pour réussir à nourrir la planète. Malgré tout, elle essaie de faire tomber les tabous : manger des insectes, ce n’est pas qu’en dernier recours. Dans plusieurs cultures, certains insectes sont très prisés et atteignent des prix faramineux. Petit zoom sur nos amis à 6 pattes.

 

L’entomophagie : plus populaire qu’on pourrait le croire

 

Pour les gens vivant en Amérique du nord ou en Europe, parler de manger des insectes à votre famille ou à vos amis risque de vous faire passer pour un fou. Pourtant, en Asie, en Afrique et en Amérique latine, près de deux milliards de personnes complètent leur alimentation avec des insectes.

 

En effet, plus de 1900 espèces d’insectes comestibles sont consommées et ce nombre augmente chaque année grâce à la recherche dans le domaine. Les insectes les plus populaires sont les coléoptères, les chenilles, les abeilles, les guêpes, les fourmis, les sauterelles, les criquets et les grillons.

 

Bons pour la santé et bons pour l’environnement

 

Si l’on désire nourrir les 9 milliards de personnes qui seront sur la Terre en 2030, il faudra nécessairement passer par un élevage accru de sources de protéines. Comparativement aux autres animaux, les insectes constituent un excellent choix pour l’élevage.

 

  • Pour produire 1 kg de bœuf, il faut le 8 kg d’aliments. Pour produire 1 kg d’insecte, seulement 2 kg d’aliments sont nécessaires. La production est donc beaucoup plus efficace.
  • Comparativement aux porcs, l’élevage d’insectes produit de 10 à 100 fois moins d’émission de gaz à effets de serre.
  • Les insectes demandent proportionnellement moins d’eau que les autres animaux et peuvent se nourrir de déchets organiques.
  • En plus d’être une excellente source de protéines de haute qualité, les insectes sont également riches en oméga-3 et en fibres!
  • Puisque d’un point de vue d’espèce les insectes sont très loin de nous, ils présentent de très faibles risques de transmettre des maladies s’ils sont manipulés comme les autres aliments, comparativement au bœuf (maladie de la vache folle) ou aux oiseaux (grippe aviaire).

 

Passer par-dessus notre phobie

 

Comme le dit la FAO, la plus grande barrière à la consommation des insectes est certainement le dégoût que plusieurs gens éprouvent à leur égard. Effectivement, il peut être difficile pour plusieurs de manger des insectes entiers, même s’ils sont grillés et assaisonnés.

 

Par contre, ce sont probablement les chefs cuisiniers qui réussiront à convaincre la population d’inclure des insectes à leur menu. En les transformant en pâtes ou en farines et en cuisinant des mets avec ces ingrédients, les consommateurs seront peut-être capables de surpasser cette barrière psychologique.

 

Après tout, il y a 25 ans, au Québec, manger du poisson cru (sushis) paraissait bien étrange pour plusieurs, alors que cet aliment est maintenant devenu très populaire. Comme quoi les habitudes alimentaires peuvent évoluer très rapidement! Autre temps, autre mœurs…

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