Végétarisme

Végétariens : ajoutez des oméga-3!

Les gras oméga-3 contribuent à vous protéger contre les maladies du cœur et sont nécessaires au bon fonctionnement de votre organisme. Toutefois, votre corps n’en fabrique pas. Il est donc primordial de les obtenir par le biais de l’alimentation.

 

Actuellement, on trouve une sélection beaucoup plus grande d’aliments contenant des gras polyinsaturés essentiels de type oméga-6 comparativement à l’oméga-3. Résultat : l’alimentation nord-américaine typique fournit un ratio oméga-6/oméga-3 trop élevé. Autrement dit, les matières grasses polyinsaturées provenant de la viande, des produits laitiers et de certaines huiles riches en oméga-6 (de maïs, de carthame, de pépins de raisin, etc.) sont davantage consommées que les sources d’oméga-3 (d’origine marine ou végétale).

 

Besoins estimatifs moyens quotidiens en oméga-3 :
 
Femmes 19 ans et plus : 1,1 g/jour
Femmes enceintes : 1,4 g/jour
Hommes 19 ans et plus : 1,6 g/jour

 

Pour un végétarien strict (végétalien) qui ne consomme pas de poisson, atteindre les apports nutritionnels recommandés en oméga-3 représente particulièrement un défi.

 

Les effets des omégas-3 sur la santé du cœur ont surtout été observés avec des apports élevés en oméga-3 provenant des poissons gras, appelés AEP et ADH. En fait, seulement de 2 % à 10 % des oméga-3 provenant des végétaux (lin, soya, noix et huile de canola) peuvent être transformés en AEP et ADH.

Pour s’assurer un apport adéquat en oméga-3, trois avenues s’offrent à vous si vous êtes végétariens :

 

  • Consommer du poisson gras* (maquereau, saumon, hareng, sardines, truite) de 2 à 3 fois par semaine. Une portion équivaut à environ 100 g de poisson.
  • En l’absence de consommation de tout produit animal, augmenter la consommation de végétaux riches en oméga-3 (graines de lin moulues, de chia, de caméline, de soya, noix de Grenoble, graines de chanvre et de citrouille) pour favoriser leur conversion en gras oméga-3 de formes AEP ou ADH.
  • Ou encore, consommez les huiles de ces noix et graines riches en oméga-3 (huiles de lin, de canola, de soya, de caméline).

 

*Les anchois en conserve représentent également une source intéressante d’oméga-3, permettant de relever le goût des mets. Toutefois, renfermant plus de 500 mg de sodium par 15 g d’anchois, soit environ le quart des apports maximaux quotidiens, vaut mieux consommer cet aliment riche en sodium avec modération.

 

Qu’est-ce que l’huile de caméline?
 
L’huile de caméline fait peu à peu son apparition dans certaines épiceries d’aliments naturels. Extraite d’une ancienne plante oléagineuse appelée Camelina sativa, on dit qu’il s’agirait de l’une des premières graines pressées par l’homme afin d’obtenir de l’huile. Contenant presque autant d’oméga-3 que l’huile de lin, l’huile de caméline était cultivée et consommée en Europe jusque dans les années 1940, pour ensuite laisser place à des variétés procurant un meilleur rendement. Son coût plutôt élevé s’explique d’ailleurs par le fait que sa culture n’occupe qu’une superficie limitée à l’échelle mondiale et au Canada.

 

Trucs pratiques

 

Vous ne consommez aucun produit d’origine animale? Dans ce cas, il est primordial de consommer quotidiennement au moins 2 portions d’aliments riches en gras oméga-3.

 

Exemples d’une portion :

 

  • 1 c. à table de graines de lin moulues, de graines de chia ou de caméline.
  • ¼ tasse de graines de soya rôties, de citrouille ou de chanvre ou de noix de Grenoble.
  • 1 c. à thé d’huile de lin ou de caméline.
  • 1 c. à table d’huile de canola ou de soya.

 

De cette façon, vous serez en mesure d’abaisser votre ratio oméga-6 /oméga-3, ce qui favorise la prévention des maladies cardiovasculaires et possiblement de certaines maladies neurologiques et certains cancers. Une étude publiée en 2011 a d’ailleurs démontré qu’en prévention secondaire des maladies cardiovasculaires, un ratio se situant autour de 4 : 1 était associé à une réduction de 70 % du taux de mortalité.

 

Cuisiner avec les bonnes huiles

 

Pour vos vinaigrettes, utilisez des huiles riches en oméga-3 (huile de lin, de soya ou de caméline) afin de relever le goût de vos salades. À noter que pour conserver leurs propriétés nutritionnelles, ces huiles ne doivent pas être chauffées. Pour les sautés et les autres cuissons au poêlon, choisissez plutôt des huiles riches en gras monoinsaturés (huile d’olive, huile de canola et margarines non hydrogénées), qui supportent davantage les traitements de chaleur et qui améliorent le profil de cholestérol sanguin.

 

Limitez votre consommation d’aliments riches en gras saturés et en gras trans. À l’inverse des oméga-3, ces gras ont un impact néfaste sur la santé cardiovasculaire en augmentant le « mauvais » cholestérol, ce qui favorise l'accumulation de plaques sur les parois des artères. Saviez-vous que ces types de gras sont solides à température ambiante? Les produits transformés ont donc tendance à renfermer ces types de gras pour améliorer leur durée de conservation et leur texture.

 

Consommer davantage d’aliments frais et consulter le tableau de la valeur nutritive indiqué sur l’emballage des aliments sont d’excellentes stratégies pour réduire sa consommation de gras saturés et trans.

 

Sachez qu’il est toujours préférable de choisir les aliments aux suppléments, puisqu’ils seront mieux assimilés par l’organisme. Si toutefois vous prenez des suppléments d’oméga-3 (huile de poisson, algues), consultez votre médecin ou votre diététiste à ce sujet. Ces produits ne sont pas tous équivalents et peuvent avoir des effets néfastes chez certaines personnes.

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