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Les oméga-3 réduisent les symptômes de la dépression
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Probable
Selon plusieurs études populationnelles et certaines études cliniques, une consommation élevée d’acides gras oméga-3 réduirait les symptômes de la dépression. Mais bien que ces résultats soient prometteurs, il est encore trop tôt pour recommander la prise de suppléments d’oméga-3 aux personnes souffrant de dépression.
Oméga-3 : matériau de base du cerveau
Le cerveau est exceptionnellement riche en acides gras oméga-3 de type ADH (acide docosahexaénoïque) et AEP (acide éicosapentaénoique). Des chercheurs ont découvert que le cerveau d’une personne souffrant de dépression contient des concentrations plus faibles d’ADH que celui d’une personne en santé. La quantité d’AEP dans le sang serait aussi faible chez ces personnes. D’où leur intérêt grandissant pour cet élément nutritif dans le traitement et la prévention de la dépression.
L’ADH est un matériau de base du cerveau et sa concentration dans les cellules du cerveau influence la qualité des activités cérébrales. De son côté, l’AEP provenant de l’alimentation peut se transformer en ADH et en d’autres composés impliqués dans ces activités cérébrales.
Mais les scientifiques ne savent pas encore exactement comment ces acides gras oméga-3 aideraient à réduire les symptômes de la dépression. Et plusieurs mécanismes d’action ont été proposés.
Des données positives mais…
Plusieurs études (d’observation, en éprouvettes et sur les animaux) rapportent qu’une consommation insuffisante d’AEP et de DHA provenant du poisson prédispose à certaines maladies mentales, dont la dépression. À l’inverse, les populations consommant beaucoup de poisson présenteraient moins de cas de dépression.
Toutefois, ces observations n’ont pas été démontrées par des études cliniques rigoureuses chez l’humain. Sur les 15 études cliniques recensées, 7 présentent une réduction des symptômes de la dépression à la suite d’une supplémentation en acides gras oméga-3 AEP et/ou ADH et 8 ne démontrent aucun effet.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ces résultats contradictoires :
• Certaines études traitaient de l’AEP seul, d’autres de l’AEP en combinaison avec l’ADH, et quelques-unes des oméga-3 fournis par le thon ou l’huile de poisson.
• Les doses administrées étaient très différentes d’une étude à l’autre, passant de 1 à 9 g d’acides gras oméga-3 par jour.
• La durée des études était courte, soit de 6 semaines à 6 mois.
• Le degré de dépression était différent d’une étude à l’autre.
Deux méta-analyses (analyse objective de tous les résultats publiés à ce jour sur le sujet) ont également été publiées sur le sujet en 2007 et en 2008. Les deux auteurs s’entendent pour dire qu’il est encore trop tôt pour recommander la prise de suppléments d’oméga-3 dans le traitement de la dépression. D’autres études devront être menées pour confirmer ou non le rôle des oméga-3 dans cette maladie de l’humeur.
Les oméga-3 d’origine marine : un plus
Une médication adéquate et un soutien psychologique demeurent les principaux traitements de la dépression. Selon l’American Psychiatric Association, en aucun cas les suppléments d’oméga-3 ne doivent remplacer les médicaments psychotropes prescrits. Il est également important de noter que, dans la plupart des études portant sur les acides gras oméga-3 et la dépression, les suppléments d’oméga-3 étaient pris en complément de la médication et non en remplacement.
Une alimentation riche en oméga-3 d’origine marine est bénéfique pour la santé des personnes souffrant de dépression. Consommer de 2 à 3 repas de poisson par semaine contribue peut-être à réduire les symptômes de la dépression, mais aussi à diminuer les effets secondaires liés à la prise de psychotropes, comme le risque de développer le diabète de type 1, une maladie du cœur ou l’obésité.
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Dernière mise à jour :
30 avril 2008
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