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La caféine diminue les risques de la maladie d’Alzheimer
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Peu probable
Selon certaines études épidémiologiques, la consommation de 4 à 5 tasses de café par jour constituerait une forme de protection contre la maladie d’Alzheimer. Des études expérimentales attribuent également à la caféine des effets protecteurs contre le développement de cette maladie. Par contre, trop peu d’études ont été effectuées sur les humains pour pouvoir statuer.
La maladie d’Alzheimer est une maladie de plus en présente au sein de la population vieillissante. Bien que les nombreuses activités de recherche améliorent notre compréhension de cette maladie, les facteurs de risques environnementaux associés à cette maladie sont encore peu connus. La caféine, qui constitue un facteur environnemental modifiable, pourrait avoir des effets protecteurs contre le développement de cette maladie. D’ailleurs, les effets neuroprotecteurs d’une faible dose de caféine consommée sur une longue période de temps ont été relevés dans différents modèles expérimentaux.
Au début des années 2000, des chercheurs ont observé que les personnes atteintes d’Alzheimer avaient bu moins de café vingt ans auparavant que ceux qui ne souffraient pas de la maladie. Depuis ce temps, d’autres études ont rapporté une plus faible incidence de démence chez les buveurs de café.
Parmi les plus récents résultats, une étude finlandaise avait pour objectif d'étudier le lien entre la consommation de café au milieu de la vie et le risque de démence ou de maladie d’Alzheimer à la fin de la vie afin de déterminer l'impact à long terme de la caféine sur le système nerveux central. La consommation de café (et de thé) a été évaluée à mi-parcours de la vie des patients. L'étude a conclu que les amateurs de café ont moins de risque d’être atteints de démence et de la maladie d’Alzheimer que les personnes ne buvant pas ou peu de café. En effet, celles qui rapportaient boire de 3 à 5 tasses de café par jour avaient 65 % moins de risque de développer une démence, comparativement à celles qui en buvaient 2 ou moins.
Toutefois, des résultats contradictoires ont été obtenus par une autre équipe finlandaise. En effet, 2606 jumeaux ont été suivis pendant 28 ans afin d’analyser le lien potentiel entre la consommation de café à mi-vie et la performance cognitive. Après ajustement pour différentes variables, la consommation de café n’était pas un prédicateur indépendant de la performance cognitive à un âge avancé. De plus, la consommation de café n’a pas affecté le risque d’une démence légère.
Dans ces études dites populationnelles, il est difficile d’isoler l’effet isolé du café ou de la caféine. Bien souvent, la consommation de café est associée à plusieurs autres comportements ou conditions qui, eux aussi, pourraient avoir une influence sur cette maladie.
Plusieurs hypothèses sont proposées pour expliquer le rôle possible de la caféine dans la diminution des risques de démence. Dans des études menées sur des animaux, la caféine réduisait la formation, dans le cerveau, des plaques amyloïdes qui sont caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. L'effet antioxydant du café pourrait aussi jouer un rôle préventif.
Les études réalisées jusqu’à maintenant sont des études d’observation qui ne démontrent pas de liens de cause à effet. De plus, le nombre de participants est faible. La Société Alzheimer du Canada recommande d'attendre les résultats des études effectuées auprès des êtres humains avant de changer quoi que ce soit dans vos habitudes de consommation de café.
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Dernière mise à jour :
6 avril 2010
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